CEI – Rapport du mois de Novembre

Dernier compte à rebours pour la proposition d’un Etat Palestinien à l’ONU?

Bruxelles – Après plusieurs années de campagne, les prochaines semaines pourraient bien s’avérées décisives pour une demande d’Etat non-membre auprès de l’ONU. Derrière cette phrase qui parait anodine se cache une toile de mensonges. Pour l’Autorité palestinienne, un tel statut à l’ONU serait une reconnaissance de-facto d’un Etat Palestinien à proprement parler. Selon le leader palestinien, Mahmoud Abbas; “ Israël ne pourrait plus  après le vote prétendre occuper des “territoires disputés” mais occuperait clairement un autre Etat.”

Les deux dates mentionnées pour le vote seraient le 15 et le 29 Novembre. Plus le vote sera tôt, moins il y aura de temps pour les USA, qui s’opposent à cette décision unilatérale, d’organiser une contre campagne. Le 29 Novembre marquera l’anniversaire du Plan de Partition de l’ONU de 1947 que les Arabes ont rejeté. Cette date est célébrée à l’ONU chaque année comme Journée de Solidarité pour la Palestine, ce qui révèle bien le côté biaisé de l’ONU contre Israël.

A noter que si les Arabes avaient accepté le Plan de Partition de l’ONU en 1947,  ils auraient déjà eu leur Etat Palestinien mais ils ont préféré attaquer Israël à la place. Si les Palestiniens avaient réellement voulu avoir leur propre Etat, ils auraient pu le créer avant 1967, lorsque la Jordanie avait perdu la Judée et la Samarie au profit d’Israël. Ce sont maintenant les fameux “ territoires disputés” que les Palestiniens considèrent comme “occupés” et prétendent leur appartenir. Jusque là, aucune réponse satisfaisante n’a été apportée pour expliquer pourquoi ils n’ont pas crée d’Etat pendant toutes ces années où les Arabes contrôlaient le territoire.

Les responsables de l’AP s’attendent à récolter 115 voix pour. Ces voix proviendraient principalement des Etats membres d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et des pays Arabes; il y a pour le moment  22 “voix contre” menées par les USA, et 56 “abstentions” pour un total de 193 membres votant.

L’Europe hésite alors que les lobbies palestiniens travaillent d’arrache pied dans les grandes capitales du monde

Bruxelles – Au cours des derniers mois, le Gouvernement Israélien n’a cessé de garder un œil sur l’Iran et son programme d’enrichissement nucléaire et sur la situation en Syrie où les armes chimiques d’Assad pourraient bien finir entre les mains du Hezbollah. Pendant ce temps, les  Palestiniens s’acharnent à faire campagne pour obtenir une large majorité en Europe. La semaine dernière, l’AP a fait une tournée en France, en Allemagne, en Grande Bretagne, en Finlande, en Suède et au Danemark pour essayer de convaincre ces gouvernements de voter en faveur d’un Etat Palestinien.

Le champ de bataille moral se trouve désormais en Europe. Les Etats membres de l’Union Européenne n’ont pas réussi à se mettre d‘accord et il semble que le vote se partagera entre les pour, les contre et les abstentions.  Samedi, l’UE a demandé expressément aux Palestiniens de reporter leur demande afin de ne pas interférer avec les élections israéliennes qui auront lieu en janvier.

La Coalition Européenne pour Israël planifie un effort de dernière minute pour contrer la campagne de choc diplomatique Palestinienne. Une délégation de la CEI se rendra à New York la dernière semaine de novembre où elle espère arrive à convaincre les ambassadeurs qui ne se sont pas encore décidés à voter contre cette déclaration unilatérale.  Ce déplacement coïncidera avec la Journée de Solidarité de l’ONU pour la  Palestine et un possible vote à l’Assemblée Générale le 29 Novembre.

La CEI fait campagne depuis plus de deux ans pour trouver une solution négociée au processus de paix au Moyen-Orient, et s’oppose à une décision unilatérale d’un Etat palestinien qui ferait de la vieille ville de  Jérusalem sa capitale.

Etes-vous prêt à nous aider dans cette dernière ligne droite avant le vote de l’ONU? Tandis que la campagne de l’AP est sponsorisée par l’argent du pétrole et les subventions de l’UE, nous devons continuer de compter sur votre générosité et votre soutien.

L’Eglise au premier plan de la guerre diplomatique contre Israël

Bruxelles – un rapport très dur et critique à l’encontre d’Israël et de ses colonies fut présenté à Bruxelles la semaine dernière. Derrière ce rapport se trouve une coalition faite principalement d’organisations humanitaires chrétiennes de Finlande, la Diaconie, de l’Eglise de Suède, de l’organisation d’Aide Norvégienne et de l’Eglise Norvégienne, de l’Eglise Danoise : Dan Church Aid, Christian Aid et de l’Eglise Méthodiste en Grande-Bretagne, ainsi que Cordaid aux Pays-Bas.

Ce rapport appelle l’UE à boycotter les produits Israéliens en provenance des territoires disputés plus efficacement. Ils demandent que l’UE bannisse les importations en provenance des colonies, cesse toute transactions financières et dissuade toute achat immobilier et tourisme dans les colonies. Le rapport va même jusqu’à donner le nom de compagnies  qui sont actives dans les territoires disputés.

Le Gouvernement israélien a violemment rejeté ce rapport qui singularise  Israël et exige que l’origine de tous ses produits soient répertoriés mais qui ne mentionne pas les produits (ou une partie des produits) fabriqués dans les autres pays qui sont aussi en territoires occupés ou contestés. Ils craignent qu’un boycott des produits Israéliens en provenance des territoires contestés conduise à un boycott total de tous les produits Israéliens, qu’ils soient fabriqués à l’intérieur des frontières Israéliennes reconnues par la communauté internationale ou dans les territoires contestés.

Ce rapport fait partie d’une campagne d’ONG qui vise à isoler et diaboliser Israël en tant qu’agresseur et violateur du droit international. Cette campagne passa à un autre niveau par la tristement célèbre Conférence de l’ONU contre le Racisme à Durban, en Afrique du Sud en Septembre 2001, lorsque les organisations internationales antiracistes décidèrent de faire d’Israël leur prochaine victime et du Sionisme la source de tout racisme dans le monde. Beaucoup de militants juifs antiracistes qui avaient participé à la conférence, parmi lesquels le regretté Tom Lantos (survivant de l’Holocauste et membre du Congrès américain), ont dit qu’ils n’avaient jamais vu autant d’antisémitisme malveillant depuis l’Holocauste.

Depuis Durban, de nombreuses organisations chrétiennes ont adopté ce programme et font aujourd’hui campagne aux côtés d’organisations islamiques et de groupes d’extrême gauche contre Israël. Ce sont les mêmes groupes qui sont derrière la Flotte de Gaza et qui exigent les boycotts, les cessions et les sanctions contre Israël. (Il y a quelques semaines, BDS a même protesté contre le Club de Football de Barcelone qui avait invité le soldat Israélien libéré Gilad Shalit à l’un de leurs matchs!)

La campagne qui vise à diaboliser Israël semble gagner du terrain alors que des dizaines de milliers de civils ont été tués en Syrie et que les minorités  religieuses, principalement chrétiennes, ont été la cible dans tout le Moyen-Orient. Le rapport ne fait pas mention de ces actes et ne dit pas que le Hamas refuse de reconnaitre le droit d’existence de l’Etat juif et  est bien décidé, avec l’Iran et le Hezbollah à rayer Israël de la carte.

Vous trouverez le rapport complet sur: http://www.christianaid.org.uk/Images/Trading%20Away%20Peace%20October%202012_tcm15-63607.pdf

Première victoire diplomatique alors que le Finn Church Aid retire la campagne anti-israélienne de son site

Helsinki – le mois dernier, nous vous avions fait part de l’action de nos membres finnois qui s’étaient mis en contact avec le Finn Church Aid, pour protester contre leur campagne de cession.

Ce mois-ci, le Finn Church Aid a retiré la campagne de son site internet et l’a remplacé par un appel à venir en aide aux Syriens qui fuient le pays, selon les demandes de la CEI. Bien que la direction du Finn Church Aid fût très mécontente de l’intérêt que nous avions porté à leur campagne, elle s’est maintenant rétractée car la campagne ne figure plus sur leur site Internet.

Ce n’est qu’une victoire partielle puisque le Programme d’Accompagnement Œcuménique en Palestine et en Israël (EAPPI) continue d’être soutenu par le Finn Church Aid et être membre de la coalition, qui a présenté le document à Bruxelles. Ces développements prouvent cependant que les ONG chrétiennes sont sensibles aux critiques bien fondées venant de leur propre camp.

La CEI avait cherché à sensibiliser l’opinion sur la campagne anti-israélienne  en alertant nos amis finlandais et par la suite en provoquant un débat à la radio et sur papier. Beaucoup de responsables d’églises et de membres du conseil d’administration qui n’étaient pas du tout au courant de cette campagne avaient été contacté par téléphone.

Vous pouvez faire la même chose dans votre pays

En tant que chrétien engagé, dans l’un des pays où ces organisations sont actives,  vous pouvez vous manifester en les contactant directement et en informant les autres de leurs activités.

Aider à combattre leurs arguments en partageant avec votre entourage nos ressources éducatives que vous trouverez sur www.givepeaceachance.info

Chaque personne doit décider pour elle-même si elle veut continuer de soutenir les organisations d’Aide Chrétiennes qui mènent une guerre  diplomatique contre Israël mais n’aident pas les chrétien qui souffrent dans cette région.

Vous pouvez faire la différence. Souvenez-vous que l’Holocauste avait commence par le boycott de produits juifs. Si nous n’agissons pas maintenant, un jour il sera trop tard.

Voici certains faits:

– la Judée et la Samarie ont toujours fait partie d’Israël et n’ont été rebaptisés “Cisjordanie”  qu’en 1948 après que la Jordanie ait capturé et occupé de manière illégale ces territoires qui avaient été promis à Israël à San Rémo en 1920.

– la Judée  et la Samarie ont été à nouveau reprises par Israël en 1967 dans une guerre de défense et ne peuvent donc être considérées comme illégales. Si tel était le cas en droit international, cela voudrait dire qu’un pays peut attaquer un autre pays et s’il perd son territoire le réclamer plus tard. Ce serait alors le chaos total dans le système international.

–  Les territoires disputés, selon les accords d’Oslo, doivent être établis dans un accord de paix complet et définitif par Israël et par les Palestiniens. Toute interférence ou boycott ne fera qu’éloigner un peu plus les deux partis  l’un de l’autre. Les colonies ne sont pas des obstacles à la paix. La demande d’une Palestine “sans juif”, est un obstacle à la paix.

– En conclusion: malgré la présence d’arguments juridiques et historiques forts pour défendre le droit des juifs  de s’établir en Judée  et en Samarie, ces territoires demeurent contestés selon le droit international. Etant donné l’importance des enjeux  au Moyen-Orient et dans le monde, la CEI s’oppose à toute campagne qui cherche à isoler Israël comme étant le seul pays à violer le droit international. Cette critique disproportionnée d’Israël (« deux poids deux mesures ») est qualifiée de nouvelle forme d’antisémitisme par l’Agence Européenne des Droits Fondamentaux  (Anciennement la EUMC) et devrait l’être également par les organisations chrétiennes d’entraide.

http://fra.europa.eu/sites/default/files/as-workingdefinition-draft.pdf